Thursday, December 31, 2009

if you are me, then i am talking to you

you, who wonders if i am ugly or beautiful, better take a look inside you. and discover that insecurity can indeed lead you into constructive and creative expressions. find out what's good and unique about you, use it to your advantage and maybe become beautiful yourself.
you, who clings on something or someone that was sometime there, let go, now. and next time prick up your ears. focus. changes only happen in certain sockets in time. make sure you be there. know you are there.
you, who always demands and depends on other people to carry your weight, lose some. you are too heavy and you are breaking necks. that's why you are left alone. for a change, depend on yourself and see how others may come to you instead.
you, who is so critical and holier than thou, always right and virtuous, while others swim in a thick, dark soup of wrongfulness and sin do
ing you wrong (of course), how about stopping being so critical? maybe you are full of shit, as well. how about cleaning some of your own shit and give a good example for others to follow?
for you, who thinks that the source of your problems is someone else, breaking news: the source of your problems is you! it always was and it always will be. screw Sartre. hell is primarily what you make of yourself, before you start blaming the others. so, stop projecting and stop incriminating the neighbor for your bad self-management.

find a hobby,

find a job,
find somebody differently interesting, without trying to mutate him/her to another 'you'.

find refuge in music. in the space between a musical phrase. in silence.

find out that loneliness has a beautiful sister, aloneness.
find out how 'now' can run free if you liberate it from the leash of 'tomorrow'.

find a meaning in a life that has none.

find out where the party is and where the colors come from.
find out what's good about getting lost.

and most of all,
find your mind and mind your own.


Wednesday, December 30, 2009




" Les neuf portes de ton corps "

Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et je les ai toutes ouvertes
Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et pour moi se sont toutes refermées

A la première porte
La raison claire est morte
C'était t'en souviens-tu le premier jour à Nice
Ton oeil de gauche ainsi qu'une couleuvre glisse
Jusqu'à mon coeur
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de gauche

A la seconde porte
Toute ma force est morte
C'était t'en souviens-tu dans une auberge à Cagnes
Ton oeil de droite palpitait comme mon coeur
Tes paupières battent comme dans la brise battent les fleurs
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de droite

A la troisième porte
Entends battre l'aorte
Et toutes mes artères gonflées par ton seul amour
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de gauche

A la quatrième porte
Tous les printemps m'escortent
Et l'oreille tendue entends du bois joli
Monter cette chanson de l'amour et des nids
Si triste pour les soldats qui sont en guerre
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de droite

A la cinquième porte
C'est ma vie que je t'apporte
C'était t'en souviens-tu dans le train qui revenait de Grasse
Et dans l'ombre tout près tout bas
Ta bouche me disait
Des mots de damnation si pervers et si tendres
Que je me demande ô mon âme blessée
Comment alors j'ai pu sans mourir les entendre
Ô mots si doux si forts que quand j'y pense il me semble que je les touche
Et que s'ouvre encore la porte de ta bouche

A la sixième porte
Ta gestation de putréfaction ô Guerre avorte
Voici tous les printemps avec leur fleurs
Voici les cathédrales avec leur encens
Voici tes aisselles avec leur divine odeur
Et tes lettres parfumées que je sens
Pendant les heures
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de gauche

A la septième porte
O parfums du passé que le courant d'air emporte
Les effluves salins donnaient à tes lèvres le goût de la mer
Odeur marine odeur d'amour sous non fenêtres mourait la mer
Et l'odeur des orangers t'enveloppait d'amour
Tandis que dans mes bras tu te pelotonnais
Quiète et coite
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de droite

A la huitième porte
Deux anges joufflus veillent sur les roses tremblantes qui supportent
Le ciel exquis de ta taille élastique
Et me voici armé d'un fouet fait de rayons de lune
Les amours couronnés de jacinthe arrivent en troupe
Et que se rouvre encore la porte de ta croupe

A la neuvième porte
Il faut que l'amour même en sorte
Vie de la mie
Je me joins à toi pour l'éternité
Et par l'amour parfait et sans colère
Nous arriverons dans la passion pure ou perverse
Selon ce qu'on voudra
A tout savoir à tout voit à tout entendre
Je me suis renoncé dans le secret profond de ton amour
Ô porte ombreuse Ô porte de corail vivant
Entre les deux colonnes de perfection
Et que se rouvre encore la porte que tes mains savent


Ce poème est pour toi seule Madeleine
Il est un des premiers poèmes de notre désir
Il est notre premier poème secret ô toi que j'aime
Le jour est doux et la guerre est si douce, s'il fallait en mourir.

Tu l'ignores ma vierge à ton corps sont neuf portes
J'en connais sept et deux me sont celées
J'en ai pris quatre j'y suis entré n'espére plus que j'en sorte
Car je suis entré en toi par tes yeux étoilés
Et par tes oreilles avec les paroles que je commande et qui sont mon escorte.

OEil droit de mon amour première porte de mon amour
Elle avait baissé le rideau de sa paupière
Tes cils étaient rangés devant comme les soldats noirs peints sur un vase grec paupiere rideau lourd
De velours
Qui cachait ton regard clair
Et lourd
Pareil notre amour

OEil gauche de mon amour deuxième porte de mon amour
Pareille à son amie et chaste et lourde d'amour ainsi que lui
Ô porte qui mènes à ton coeur mon image et mon sourire qui luit
Comme une étoile pareille à tes yeux que j'adore
Double porte de ton regard je t'adore
Oreille droite de mon amour troisième porte
C`est en te prenant que j'arrivai à ouvrir entièrement les deux premières portes
Oreille porte de ma voix qui t'a persuadée
Je t'aime toi qui donnas un sens à l'image grace à l'dée

Et toi aussi oreille gauche toi qui des portes de mon amour es la quatrième
Ô vous les oreilles de mon amour, je vous bénis
Portes qui vous ouvrîtes à ma voix
Comme les roses s'ouvrent aux caresses du printemps
C'est par vous que ma voix et mon ordre
Pénétrent dans le corps entier de Madeleine
J'y entre homme tout entier et aussi tout entier poème
Poème de son désir qui fait que moi aussi je m'aime

Narine gauche de mon amour cinquième porte de mon amour et de nos désirs
J'entrerai par là dans le corps de mon amour
J'y entrerai subtil avec mon odeur d'homme
L'odeur de mon désir
L'âcre parfum viril qui enivrera Madeleine

Narine droite sixième porte de mon amour et de notre volupté
Toi qui sentiras comme ta voisine l'odeur de mon plaisir
Et notre odeur melée plus forte et plus exquise qu'un printemps en fleurs
Double porte des narines je t'adore toi qui promets tant de plaisirs subtils
Puisés dans l'art des fumées et des fumets

Bouche de Madeleine septième porte de mon amour
Je vous ai vue ô porte rouge gouffre de mon désir
Et les soldats qui s'y tiennent morts d'amour m'ont crié qu'ils se rendent
Ô porte rouge et tendre
Ô Madeleine, il est deux portes encore
Que je ne connais pas
Deux portes de ton corps
Mystérieuses

Huitième porte de la grande beauté de mon amour
Ô mon ignorance semblable à des soldats aveugles parmi les chevaux de frise sous la lune liquide des Flandres à l'agonie
Ou plutot comme un explorateur qui meurt de faim, de soif et d'amour dans une forêt vierge
Plus sombre que l'Erebe
Plus sacrée que celle de Dodone
Et qui devine une source plus fraiche que Castalie
Mais mon amour y trouverait un temple
Et après avoir ensanglanté le parvis sur qui veille le charmant monstre de l'innocence
J'y découvrirais et ferais jaillir le plus chaud geyser du monde
Ô mon amour, ma Madeleine
Je suis déja le maître de la huitième porte

Et toi neuvième porte plus mystérieuse encore
Qui t'ouvres entre deux montagnes de perles
Toi plus mystérieuse encore que les autres
Portes des sortilèges dont on n'ose point parler
Tu m'appartiens aussi
Suprême porte
A moi qui porte
La clef suprême
Des neuf portes


Ô portes, ouvres-vous à ma voix
Je suis le maitre de la Clef...

" Les neuf portes de ton corps "

Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et je les ai toutes ouvertes
Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et pour moi se sont toutes refermées

A la première porte
La raison claire est morte
C'était t'en souviens-tu le premier jour à Nice
Ton oeil de gauche ainsi qu'une couleuvre glisse
Jusqu'à mon coeur
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de gauche

A la seconde porte
Toute ma force est morte
C'était t'en souviens-tu dans une auberge à Cagnes
Ton oeil de droite palpitait comme mon coeur
Tes paupières battent comme dans la brise battent les fleurs
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de droite

A la troisième porte
Entends battre l'aorte
Et toutes mes artères gonflées par ton seul amour
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de gauche

A la quatrième porte
Tous les printemps m'escortent
Et l'oreille tendue entends du bois joli
Monter cette chanson de l'amour et des nids
Si triste pour les soldats qui sont en guerre
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de droite

A la cinquième porte
C'est ma vie que je t'apporte
C'était t'en souviens-tu dans le train qui revenait de Grasse
Et dans l'ombre tout près tout bas
Ta bouche me disait
Des mots de damnation si pervers et si tendres
Que je me demande ô mon âme blessée
Comment alors j'ai pu sans mourir les entendre
Ô mots si doux si forts que quand j'y pense il me semble que je les touche
Et que s'ouvre encore la porte de ta bouche

A la sixième porte
Ta gestation de putréfaction ô Guerre avorte
Voici tous les printemps avec leur fleurs
Voici les cathédrales avec leur encens
Voici tes aisselles avec leur divine odeur
Et tes lettres parfumées que je sens
Pendant les heures
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de gauche

A la septième porte
O parfums du passé que le courant d'air emporte
Les effluves salins donnaient à tes lèvres le goût de la mer
Odeur marine odeur d'amour sous non fenêtres mourait la mer
Et l'odeur des orangers t'enveloppait d'amour
Tandis que dans mes bras tu te pelotonnais
Quiète et coite
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de droite

A la huitième porte
Deux anges joufflus veillent sur les roses tremblantes qui supportent
Le ciel exquis de ta taille élastique
Et me voici armé d'un fouet fait de rayons de lune
Les amours couronnés de jacinthe arrivent en troupe
Et que se rouvre encore la porte de ta croupe

A la neuvième porte
Il faut que l'amour même en sorte
Vie de la mie
Je me joins à toi pour l'éternité
Et par l'amour parfait et sans colère
Nous arriverons dans la passion pure ou perverse
Selon ce qu'on voudra
A tout savoir à tout voit à tout entendre
Je me suis renoncé dans le secret profond de ton amour
Ô porte ombreuse Ô porte de corail vivant
Entre les deux colonnes de perfection
Et que se rouvre encore la porte que tes mains savent

Ce poème est pour toi seule Madeleine
Il est un des premiers poèmes de notre désir
Il est notre premier poème secret ô toi que j'aime
Le jour est doux et la guerre est si douce, s'il fallait en mourir.

Tu l'ignores ma vierge à ton corps sont neuf portes
J'en connais sept et deux me sont celées
J'en ai pris quatre j'y suis entré n'espére plus que j'en sorte
Car je suis entré en toi par tes yeux étoilés
Et par tes oreilles avec les paroles que je commande et qui sont mon escorte.

OEil droit de mon amour première porte de mon amour
Elle avait baissé le rideau de sa paupière
Tes cils étaient rangés devant comme les soldats noirs peints sur un vase grec paupiere rideau lourd
De velours
Qui cachait ton regard clair
Et lourd
Pareil notre amour

OEil gauche de mon amour deuxième porte de mon amour
Pareille à son amie et chaste et lourde d'amour ainsi que lui
Ô porte qui mènes à ton coeur mon image et mon sourire qui luit
Comme une étoile pareille à tes yeux que j'adore
Double porte de ton regard je t'adore
Oreille droite de mon amour troisième porte
C`est en te prenant que j'arrivai à ouvrir entièrement les deux premières portes
Oreille porte de ma voix qui t'a persuadée
Je t'aime toi qui donnas un sens à l'image grace à l'dée

Et toi aussi oreille gauche toi qui des portes de mon amour es la quatrième
Ô vous les oreilles de mon amour, je vous bénis
Portes qui vous ouvrîtes à ma voix
Comme les roses s'ouvrent aux caresses du printemps
C'est par vous que ma voix et mon ordre
Pénétrent dans le corps entier de Madeleine
J'y entre homme tout entier et aussi tout entier poème
Poème de son désir qui fait que moi aussi je m'aime

Narine gauche de mon amour cinquième porte de mon amour et de nos désirs
J'entrerai par là dans le corps de mon amour
J'y entrerai subtil avec mon odeur d'homme
L'odeur de mon désir
L'âcre parfum viril qui enivrera Madeleine

Narine droite sixième porte de mon amour et de notre volupté
Toi qui sentiras comme ta voisine l'odeur de mon plaisir
Et notre odeur melée plus forte et plus exquise qu'un printemps en fleurs
Double porte des narines je t'adore toi qui promets tant de plaisirs subtils
Puisés dans l'art des fumées et des fumets

Bouche de Madeleine septième porte de mon amour
Je vous ai vue ô porte rouge gouffre de mon désir
Et les soldats qui s'y tiennent morts d'amour m'ont crié qu'ils se rendent
Ô porte rouge et tendre
Ô Madeleine, il est deux portes encore
Que je ne connais pas
Deux portes de ton corps
Mystérieuses

Huitième porte de la grande beauté de mon amour
Ô mon ignorance semblable à des soldats aveugles parmi les chevaux de frise sous la lune liquide des Flandres à l'agonie
Ou plutot comme un explorateur qui meurt de faim, de soif et d'amour dans une forêt vierge
Plus sombre que l'Erebe
Plus sacrée que celle de Dodone
Et qui devine une source plus fraiche que Castalie
Mais mon amour y trouverait un temple
Et après avoir ensanglanté le parvis sur qui veille le charmant monstre de l'innocence
J'y découvrirais et ferais jaillir le plus chaud geyser du monde
Ô mon amour, ma Madeleine
Je suis déja le maître de la huitième porte

Et toi neuvième porte plus mystérieuse encore
Qui t'ouvres entre deux montagnes de perles
Toi plus mystérieuse encore que les autres
Portes des sortilèges dont on n'ose point parler
Tu m'appartiens aussi
Suprême porte
A moi qui porte
La clef suprême
Des neuf portes

Ô portes, ouvres-vous à ma voix
Je suis le maitre de la Clef...

Thursday, December 24, 2009

Monday, December 21, 2009

Τhe signing ceremony

The lilac peak of Etna dribbles pink,
Visibly seething in the politest way.
The shallow vodka cocktails that we sink
Here on the terrace at the close of day
Are spreading numb delight as they go down.
Their syrup mirrors the way lava flows:
It’s just a show, it might take over town,
Sometimes the Cyclops, from his foxhole, throws
Rocks at Ulysses. But regard the lake
Of moonlight on the water, stretching east
Almost to Italy. The love we make
Tonight might be our last, but this, at least,
Is one romantic setting, am I right?
Cypresses draped in bougainvillea,
The massed petunias, the soft, warm night,
That streak of candy floss. And you, my star,
Still walking the stone alleys with the grace
Of forty years ago. Don’t laugh at me
For saying dumb things. Just look at this place.
Time was more friend to us than enemy,
And soon enough this backdrop will go dark
Again. The spill of neon cream will cool,
The crater waiting years for the next spark
Of inspiration, since the only rule
Governing history is that it goes on:
There is no rhythm of events, they just
Succeed each other. Soon, we will be gone,
And that volcano, if and when it must,
Will flood the slope with lip gloss brought to boil
For other lovers who come here to spend
One last, late, slap-up week in suntan oil,
Their years together winding to an end.
With any luck, they’ll see what we have seen:
Not just the picture postcard, but the splash
Of fire, and know this flowering soil has been
Made rich by an inheritance of ash.
Only because it’s violent to the core
The world grows gardens. Out of earth we came,
To earth we shall return. But first, one more
Of these, delicious echoes of the flame
That drives the long life all should have, yet few
Are granted as we were. It wasn’t fair?
Of course it wasn’t. But which of us knew,
To start with, that the other would be there,
One step away, for all the time it took
To come this far and see a mountain cry
Hot tears, as if our names, signed in the book
Of marriage, were still burning in the sky?


by Clive James


Saturday, December 05, 2009

Tuesday, December 01, 2009

diagnosis

My photo
i have nothing to declare, but a can of tuna